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Le bLoG de Lulu..#
24/10/2009 15:41
..le parapluie de Lulu sentait la moisissure odeur de là-bas sous un ciel couvert.. pluie rêvée.. douceur si lointaine dans les esprits. Elle se promenait avec son machin déployé comme si l'averse était.. elle savait pertinemment que les hommes accoudés au comptoir pensaient qu'elle avait une araignée au plafond.. marchant droit sur moi et toujours ce sourire accroché à ses lèvres marbrées, couleur terre.. sa tête était recouverte d'un tissu bleu et vert.. son corps étoffé comme pour mieux plaire semblait jongler à chacun de ces pas.. emprisonné dans un boubou comme le veut la coutume ici. Le foulage de ses pieds; un prédateur ayant repéré.. joliment dévêtus d'ailleurs.. presque nus.. soulevaient à eux seul cette poussière ancestrale presque brillante d'or. L'instant d'après, la silhouette de Lulu dont j'avais détourné le regard pour admirer la côte au loin, me fît soudainement face.. gêné, ne sachant quoi dire et ou quoi faire devant un tel spectacle de beauté car, il faut le dire Lulu était une belle femme enfin.. enfant.. bref je ne sais plus. Elle se mît à faire quelques pas de danse frôlant mon torse de sa tunique.. une vision des choses dont elle ne se doutera jamais.. apparition merveilleuse m'emmenant loin d'ici un instant.. le temps de fermer mes yeux.. mais de les rouvrir aussi. D'une voix grave à l'accent assuré, Lulu me dit : prend moi ! prend moi en photo.. allez ! vas-y prend moi.
Un matin, le parapluie de Lulu a été retrouvé sur une colline non loin de sa case.. comme jeté au sol séparé d'elle.. des gamins ignorant la scène du parapluie jouaient sans se rendre compte qu'un drame venait de se produire.. l'absence de Lulu. Aucun d'eux et même personne ne dit quoi que ce soit.. pays où on ne pose pas de questions. Après tout qu'est-ce qu'on s'en fou de Lulu ! Comme si les esprits rôdaient sur la scène de ces différents théatres sans fin.. munis de balcons inondés de vide, pénétrant le mien, mon esprit, lisant dans mes pensées.. caressant mes craintes, jubilant sur mon sort, un jour, au matin, on aperçu dans ces sentiers de merde, dédales de rues gouvernées par ses dictateurs, une tête comme ayant été nommée par une bande de fans aux multiples pouvoirs, une caste secrète, un club privé.. véritable conseil noir à la tête du néant. Toute droite, sortie d'une boîte magique, une allure féminine se faufilant en véritable sirène aux seins légers.. la taille bordée elle aussi d'un boubou.. les lèvres faisant la mou.. gourmandes.. peut-être même poivrées. Se démenant et posant comme cette star détournant mon regard figée sur la porte d'un bordel, ce petit bout de femme agitait le fameux parapluie de Lulu.. à la couleur des siens.. et dont elle, Lulu, avait semble-t-il eu ce privilège de détenir sans parler de pouvoir. Non loin des hommes accoudés au comptoir cuivré un jour, elle attendait je ne sais quoi.. un rituel saccadés de pas, une virée des dieux peut-être.. une récrée en forme de mode sans pointures.. mixage de beauté et de miséricorde.. le tout jeté dans une cour plombée de ricochets. En y repensant je n'ai jamais vraiment su.. pour Lulu.. mais aujourd'hui je me doute bien mais.. à quoi bon.. à quoi bon... (touag) --- ((((( Dessin réalisé à l'académie d'Ixelles, Bruxelles - Jacqmin Sébastien
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les tuiLes Bleues
07/06/2009 12:33
..derrière des buissons, à l'écart des bRuits de la ville, loin des débordements journaliers, des tumeurs, des routines, se trouve un chemin de terre et de pierres.. en osant se faufiler bravant des toiles d'araignées, on aperçoit un toit couvert de mousse.. descendant et s'approchant on distingue une porte de bois flétri et bouffé.. porte en sommeil aux gonds rouillés.. ça et là des fenêtres brisées jaunies; les saisons.. un escalier de marbre pour reines de jour.. un grenier au plafond détruit par la foudre.. seules les poutres semblent ignorer les ans.. craquantes aux passages des rats.. fermant les yeux, j'entends des cris de joie.. un froid me traverse comme un courant d'air.. une chaleur humaine semble se dessiner.. comme par magie à qui sait l'écouter. Des bestioles parcourent les lieux ayant pris possession d'un carré de terre jadis occupé par les hommes.. un couloir sans fond, sombre et humide débouche sur une chambre à coucher aux allures royaLes celle d'une reine certainement. Une petite maisonnette aux tuiles bleues crevées sous tant de poids.. un tel charme en y regardant de plus près elle a.. envoûtement criant de réalité suivi d'un trou silencieux troublé par le suintement d'un goutte à goutte.. extase devant ce spectacle de l'instant.. seul en sa compagnie, la maisonnette aux pavés poussièreux comme une cour de récré semble m'inviter et se prostrer à mes pieds.. son pas de porte s'ouvre et absorbe mon âme pour l'éternité. (touag)
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ainsi..
03/06/2009 12:07
..de cette ado que reste t-il.. sur un passé véloce sans style.. j'ai tant aimé que je me suis blessé.. tant reçu qu'il me semble avoir été déçu.. ainsi, je vous le dis, un jour j'ai été roi.. de mon royaume jaillissait une douce lumière.. celle de l'amour éternel.. les pierres de mon assise jonchées cette verte colline que vous ne pouvez distinguer.. même en fermant vos yeux.. essayant de me cerner.. ce que j'ai représenté depuis, construit ailleurs, généré ici.. nul ne saura moi qui un jour a été roi.. repensant à ces tourments, virages ou secousses de mon parcours tels les vôtres sont.. à votre guise. Ainsi, mes amours sont là au pied d'un cerisier non loin d'une cascade en furie.. tant de lèvres.. tant de coeur, tant de pouvoirs entre mes mains. Ainsi, esT venu le temps d'un départ.. un chemin sinueux à mes yeux, vite apaisé par la main de l'homme qui elle.. savait. Seul, les océaNs ont bercé dans des entrailles d'acier cette ado non terminée.. qu'il est dur de devoir se justifier quand on a plus pied.. plus rien même pas un récif de corail faisant semblant de comprenDre. Au fil du temps, au raz de l'eau, toutes ces mers m'adoptèrent moi l'ado. Ces mères, eurent la pensée d'écouter mes cris, panser mes yeux, bercer mon corps.. grandes leurs vagues étaient sur qui, caché des autres, je pouvais m'abandonner reprenant tous mes trésors sans oublier mon royaume abandonné ou jadis.. j'avais été roi dans ces rêves d'ado. Un papier maculé d'encre, où tant de fois mes yeux ont transpiré, enroulé dans une urne jetée à la mer.. ainsi, mon royaume a été.. ainsi je l'ai quitté.. (à elles, pour elles..) - (touag)
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Enragé
01/06/2009 10:54
..sur toile de fond je confonds.. ceux qui osent en enfouissant et ceux sans toit ni loi.. me protégeant de cette lumière sur toile de fond.. suis attiré voire très curieux.. m'attardant comme un attardé sur un écran pixellisés.. ma foi semble naître.. elle qui s'est paumée. Pourtant rien ne semble me toucher.. transparence de ces lettres aux couleurs fantasques suivant l'humeur d'un voisin psychophate ou autre venant d'ailleurs, je ne sais d'où. Une tête verte, un pseudo et les phrases s'emballent.. une course sur toile de fond.. je confonds.. eux, nous.. vous, moi. Toile de fond.. je suis étranger.. ils semblent inconnus et se connaissent.
Le vrai ne semble plus.. les sens perdus, les tabous balayés, les larmes séchées.. devenues tapis au devant d'une scène aux tons de chacun. Respiration hertzienne surcadencée au coeur d'acier.. chauffant suivant les retours de ces lettres aux couleurs fantasques.. des big bisous, des je t'aime.. sur toile de fond je confonds.. enRagé ou engagé.. plus rien n'ose frôler cette substance cérébrale.. devenant fantasme. Sauf.. cette main s'attardant sur mon épaule.. remettant de l'ordre dans mes cheveux, dans mes pensées et mes dérives.. revenant peu à peu sur orbite, ma place je reprends. -- (touag)
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lest
01/06/2009 10:18
..je lâche, rabâche.. mâche.. me cache.. derrière eux ces écrits nauséabonds.. passé sur eux.. rien ne vaut.. petites mains faisant des miracles sans fard.. joyaux de papier.. bêtise de la nature, égoïsme des autres.. ils restent ce qu'ils sont, les hommes. Je lâche et me cache.. poursuivant cette envie, tenant la distance non distancée dans toute cette vase.. une vraie machine sans âme te bouffant tout nu.. toi l'inconnu.. emportant tant de lest, histoire de lâcher et d'oublier.. me soulevant, m'envolant avec eux, ces écrits sans lendemain.. juste de plaisir.. histoire de le dire. (touag)
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grains de café
31/05/2009 20:36
..sous un ciel pourpre à peine levé on sentait déjà cette boule de feu pénétrant la poitrine des hommes.. foudroyant encore et encore le sol.. abrutissant les quelques branchages d'arbres délabrés et sans vie depuis des lustres.. le quai était chargé de brume.. et comme d'hab les odeurs vacquaient au gré des déplacements d'air. Des ivresses au loin; silhouettes ayant oubliées de rentrer titubantes et fumantes.. les torses nus à l'air libre.. séchés de sel et de rides.. les barques s'en allèrent, prises dans cette masse d'huile sans vent, sans bruit.. elles filaient tout droit comme elles en avaient l'habitude.. une routine de tous les jours. En prenant soin de regarder au loin, immobile bloquant sa respiration, on pouvait surprendre de p'ti points noirs gesticulant, jetant des filets à l'eau.. comme à babord et ou à tribord, les formes bougeaient sans cesse.. des impacts sur une toile.. des défauts laissés volontairement sur un cliché par son auteur n'ayant eu le temps de finir.. sans se douter un instant que cela resterait ainsi. Le frêle mât se confondait avec cette légère brume envahissante.. la coque, elle, faisait partie du décors peinte en bleue épousant l'océan. Comme des points crevant l'instant, s'empilant les uns aux autres, se détachant de l'horizon innondé de clarté.. lactées de sel mais toujours aussi visibles, les silhouettes se distinguaient.. le temps d'une énième sortie en mer, les hommes étaient devenus grains de café. (touag)
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.. like you
31/05/2009 20:25
..comme toi, il est des matins où.. comme toi à l'aurore.. je puise mes forces, devinant mes chances de gagner encore et encore.. les yeux à peine ouverts.. la chaleur de ce corps fumante sur velours aux couleurs du jour.. cette pauSe qu'est de respirer, ce moment reflétant ce visage à la lumière s'étirant comme toi.. de ton sommeil. Comme toi, je suis seul et me dépêche de regarder cet horiZon.. cet espace qui nous est accordé encore une fois.. celui de contempler.. sentir ce froid envahissant ta poitrine, cet air décoiffant avec paresse ces quelques mèches comme ébouriffées.. et où peut être celles d'un enfant. Peut importe.. l'aurore est là. Comme toi je ferme alors les yeux savourant ce passage de la vie, cette halte de la ville, cette zone en pointillée disparaissant dans la journée.. comme toi je quitte cette scène magnifique.. l'enfouissant au plus profond de moi.. jalousement gardée.. sûrement comme toi. (touag)
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ailleurs..
31/05/2009 19:37
..à l'abri des regards, sous ta case, je dessine un nu sur un tissu d'or.. un feu de brindilles à nos pieds éclaire les lieux, étrange d'ailleurs. Mon torse se soulève comme saccadé pris d'une soudaine panique.. ma respiration enfle à chaque trait, à chacune de ces courbes.. sans sueur, juste la soie du pinceau glissant sur tes seins d'ivoire.. comme un automate, obéissant à chacun de mes désirs.. j'enveloppe ses sens qui sont les traits d'un homme.. enfouissant mes secrets, les badigeonnant de mes mains comme pour les mélanger.. les oublier.. les effacer en te donnant ce que j'ai de plus précieux, ma vie. Je me laisse aller sur ce tissu d'or granulé de soleil au goût poivré. Les couleurs s'articulent à chaque jouissance.. mouvements de va.. et de vient laissant échapper un cri comme perdus que nous sommes sur une terre endolorie. Corps abandonnés.. passionnés.. énigmatiques. Séchés d'un souffle, le mien, les signes te couvrent la peau, te protégeant des démons. Visage de femme coiffé d'un voile.. de bronze est ta parure.. orange sont peints tes iris.. ivoire sont tes seins. Une main sur ces lèvres entrouvertent de plaisir.. un silence s'incruste sous ta case, à l'abri des regards.. les brindilles ne sont plus.. figés nos regards sont.. les palpitations débordantes ont laissé place au néant.. tout semble pourtant si beau.. mais je pars. (touag)
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AutopsiE
31/05/2009 17:11
..reseat d'un esprit déroutant ma voie celle où seul ce tracé prend.. comme une source longtemps cachée des autres.. ayant abreuvée tant d'assoiffés.. absence d'encre, absence de moi, absence tout court.. fragile corps aux pores percés.. absence d'abonné, biP strident d'attente à l'écHo pas vraiment chaud.. revenant, disparaissant.. comme une AutoPsie.. triturant ce qui n'est plus.. prison de verre aux tons dictés d'avance sur fond d'absence.. métarmorphOse rosée, subtile ivresse vivante, reprenant vie auprès des autres.. malgré tout. -- (imagine) - (touag)
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MabOuLe ....
23/05/2009 11:46
...les larmes coulent et semblent doucement ruisseler sur ce visage.. un tandem d'adn mêlée de sel parcourant ces rides déjà formées par le temps.. le temps, celui qui promet, se permettant, osant puis.. se faisant pardonner de tant d'années.
Partir.. oublier ou s'enfuir pour y repenser.. revenir, s'arrêter.. qu'importe, le seul but est d'y parvenir sans vraiment y réfléchir.
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